L ’amour de soi est pour moi la base essentielle du développement personnel et spirituel pour l’évolution de chacun de nous qu’il soit existant ou à révéler. En même temps je me suis rendue compte que pour un grand nombre de personnes parler d’amour de soi reste souvent une notion ou un concept lu dans les livres de développement personnel et spirituel, mais la plupart a du mal à sentir de quoi il s’agit vraiment.

Déjà les premiers philosophes le disaient , Pythagore avait par exemple pour devise « Plus que tout, respecte-toi toi-même » et plus tard c’est Aristote qui nous dit « l’homme vertueux a le devoir de s’aimer lui-même » mais tout ça n’était accessible qu’aux érudits ou aux intellectuels alors que la religion qui, elle touchait le plus grand nombre, communiquait à l’inverse en détournant le vrai message de Jésus et en nous culpabilisant de penser à nous en premier, alors s’aimer ! … Et combien de fois  ai-je entendu cette question : « mais en s’aimant soi-même ne fait-on pas preuve d’égoïsme ? »

Alors égoïsme ou amour de soi ?

Coeur

 

Lorsqu’on interroge les gens sur le sujet, l’égoïsme est considéré comme l’un des plus gros défauts qu’une personne puisse avoir. « Espèce d’égoïste, tu ne penses qu’à toi ! » est presqu’une insulte. Comme je vous l’ai rappelé dans notre culture Judéo chrétienne on nous demande d’aimer notre prochain et de le faire toujours passer avant nous quitte à nous oublier ! L’égoïsme est donc entendu comme un « péché » avant d’en prendre conscience et de faire enfin « le ménage » dans nos croyances et clarifier les choses va vous y aider.

Donc tant que la confusion entre s’aimer soi et être égoïste demeure, il semble difficile d’accepter de développer l’amour de soi. Non seulement ce n’est pas bien vu de s’aimer, de s’accorder de l’intérêt ou de l’affection, mais encore faut il affronter le risque de se faire traiter d’égoïste ou d’égocentrique et surtout celui d’ être rejeté par les autres.

Voyons la simple définition de l’égoïsme :  » L’égoïsme est un tempérament qui consiste à avoir tendance à privilégier son intérêt propre aux dépens de celui du reste du monde en général, ou d’autrui en particulier. L’égoïsme est ordinairement considéré comme un défaut, à l’opposé de l’altruisme dont la caractéristique est de s’intéresser et se dévouer pour autrui. L’égoïsme se distingue de l’égocentrisme qui est la tendance à ramener tout à soi-même, à se sentir le centre du monde, jusqu’au narcissisme, qui peut s’avérer pathologique.  »

C’est donc l’attitude ou la conduite de celui qui, le plus souvent consciemment il faut bien le dire, ne se préoccupe que de son intérêt ou de son plaisir propre au détriment ou au mépris de celui d’autrui. Cette attitude vous le comprenez ne rend pas heureux, loin s’en faut, même si, paradoxalement, c’est aussi la quête profonde de celui qui le vit. Cela engendre des comportements tels que le mensonge, la manipulation, l’agressivité, la violence, etc. et prend ses racines dans un besoin extrême de reconnaissance.

Alors voyons comment faire la paix avec tout ça afin de nous abandonner dans cet amour de soi indispensable à notre bonheur. « Avez-vous remarqué que lorsque nous entendons le mot « amour » nous pensons immédiatement à autrui : on aime ses enfants, ses parents, ses amis, son conjoint ? Nous avons été façonnés en ce sens par des siècles, voire des millénaires de traditions spirituelles et philosophiques qui ont mis en avant les thèmes du don de soi, de la charité, de la compassion, de la main tendue vers l’autre. Nous en sommes arrivés à occulter une dimension essentielle, qui est le fondement même de l’amour : l’amour de soi.»*

Et voilà ce qui à mon sens est essentiel à comprendre, l’amour de soi est le fondement de l’amour. Pour aimer les autres il faut d’abord, et c’est incontournable, s’aimer soi-même. On est donc bien loin de l’égoïsme.

Matthieu Ricard précise bien les choses : « L’égoïsme et l’amour de soi, loin d’être identiques, sont en fait deux attitudes opposées. L’égoïste ne s’aime pas trop, trop peu, en fait, il se hait. L’égoïste est un être qui ne fait rien de sensé pour être heureux. Il se hait parce que, sans le savoir, il fait tout ce qu’il faut pour se rendre malheureux et cet échec permanent provoque une frustration et une rage intérieure qu’il retourne contre lui et contre le monde extérieur. L’égoïsme ne peut donc être considéré comme une façon efficace de s’aimer soi-même, puisqu’il est la cause première de notre mal-être. Il constitue une tentative particulièrement maladroite d’assurer son propre bonheur. »

Mais qu’est ce qui nous a empêché de nous aimer ?

être seul

Osho nous donne une réponse qui fait écho à ce que j’au pu entendre auprès de toutes les personnes que j’ai accompagnées sur ce chemin : « On t’a conditionné en te répétant sans arrêt que tu ne vaux rien. On t’a dit et on t’a démontré de toutes les façons possibles, que tu es indigne, que tu n’es pas comme tu devrais être, que tu n’es pas acceptable tel que tu es. Il y a beaucoup de « tu devrais » qui pèsent sur ta tête, et ces « tu devrais » sont quasiment impossibles à satisfaire. Et quand tu ne peux pas les satisfaire, quand tu n’y arrives pas, tu te sens maudit. Une haine profonde surgit envers toi. » Et je rajouterais : et tu y as cru ! Tu as adopté ces croyances, ces idées de toi et sur toi !

Le pire étant que n’en ayant pas conscience, et bien qu’ayant les meilleures intentions du monde et l’amour le plus sincère, nous le faisons subir à nos enfants.

« Et comment ces enfants de trois ou quatre ans […] qui après une heure de déambulation entre les rayons d’un supermarché […] et qui, à la longue, finissent par manifester quelque impatience, comment ces enfants, s’exprimant comme ils peuvent, pourront-ils s’aimer leur vie durant, lorsque celle-là même qui les a mis au monde leur signifie indélicatement et péremptoirement qu’ils sont capricieux, méchants, vilains ? Comment pourront-ils croire ensuite qu’ils sont « aimables » ? Comment même pourront-ils croire qu’ils sont respectables si leur propre mère choisit de les dénigrer ainsi ? Comment ?

Certes, on pourra toujours leur enseigner après coup, à tous ces enfants-là, qu’il est important de s’aimer soi pour aimer l’autre, mais le mal sera fait. On aura inscrit au plus profond d’eux la croyance qu’ils ne valent rien, qu’ils ne sont pas dignes d’amour et, finalement, ce qui les arrangera bien parce que ce sera en accord avec leur éducation dans son ensemble, que l’amour de soi n’est que pure sottise. […] »*

Des situations comme celle que Jacques Schecroun nous raconte, nous en avons tous vécues. Nous en sommes imprégnés et c’est ainsi que nous avons intégré l’interdit d’aimer.

« Mais peut-être le mépris de soi est-il comme une sorte de passage obligé pour parvenir à l’étape suivante consistant à s’aimer soi-même.»* Car la bonne nouvelle c’est que comme toutes les blessures, nous pouvons la soigner et petit à petit, en osant être nous même , en n’acceptant plus de nous laisser dévaloriser et définir par l’autre, nous pouvons ressentir ce grand amour pour nous.

Pourquoi est-ce si important de s’aimer soi ?

être heureux

Car pour être relié aux autres de manière juste, il faut d’abord être relié à soi-même de manière juste. Il faut donc construire de bonnes relations avec soi. C’est dire que la qualité de notre relation aux autres dépend intrinsèquement de la relation que nous avons avec nous-mêmes.

Osho dit clairement : « Si tu ne t’aimes pas toi-même, tu ne pourras jamais aimer quelqu’un d’autre. Si tu ne peux pas te traiter avec tendresse, tu ne peux pas non plus traiter les autres avec tendresse. C’est psychologiquement impossible.

Tu traites les autres comme tu te traites toi-même. C’est un fait, accepte-le. Si tu te détestes, tu détesteras aussi les autres ; de fait, on t’a appris à te détester ! Jamais, personne ne t’a dit : « aime-toi toi-même ! ». L’idée elle-même semble absurde : s’aimer soi-même ? L’idée elle-même n’a pas de sens ! On pense toujours que pour aimer, on a besoin de quelqu’un d’autre. Mais si tu n’apprends pas à t’aimer toi-même, tu ne pourras pas non plus aimer les autres. »

C’est dire aussi que pour être aimé comme on voudrait, comme on en rêve, il faut d’abord apprendre à s’aimer soi en se donnant cette qualité d’amour qu’on attend de l’autre et qui crée tant de déception. Il est très compliqué de donner ce que nous n’avons pas. Une personne qui ne s’aime pas pourra difficilement aimer les autres. Elle sera dans l’illusion d’aimer avec un énorme besoin d’amour qui sera projeté sur l’autre, et elle tombera fatalement dans la manipulation, les exigences démesurées, le risque de tout accepter et le chantage émotionnel.

C’est donc fondamental. Si l’on réfléchit un peu qui mieux que nous peut nous connaître dans toutes nos dimensions d’être ? Qui mieux que nous peut donc aimer toutes nos facettes, pardonner les comportements qui ne sont pas dignes de nous, nous donner du soutien quand on en a besoin, nous encourager quand c’est difficile, nous donner de la reconnaissance pour tout ce que nous accomplissons chaque jour, être fier de nos réussites ? Bref, aimer ce que l’on est, tout ce que l’on est.

La réponse est une évidence : personne mieux que nous ne peut nous accompagner avec autant d’amour pour nous dans notre vie, c’est une illusion de penser que c’est l’autre, un autre qui va pouvoir combler ce manque d’amour pour nous.

S’aimer soi-même est un chemin, un processus à enclencher car les circonstances qui le mettent à l’épreuve sont très nombreuses, mais peu à peu l’émotion  que nous ressentons, cet amour pour nous-même devient stable et serein, une ressource précieuse pour notre vie. Il commence par une décision à prendre et un  apprentissage quotidien fait de petits pas, de petites victoires sur soi les unes après les autres.

Nous aimer nous guérit de ce besoin de l’autre à tout prix et nous rend profondément heureux. C’est le plus beau cadeau qu’on puisse s’offrir pour l’offrir ensuite aux autres et d’abord à ceux qu’on aime !

Quand l’amour de soi fait défaut

 

« Si la relation à soi est dérivée, nous projetterons forcément sur autrui les problèmes qui nous appartiennent et qui ne sont pas résolus. Celui qui voit par exemple systématiquement chez l’autre un envieux refuse bien souvent d’admettre la part de frustration enfouie en lui et dont il n’a pas conscience. La haine et le mépris d’autrui proviennent bien souvent d’une haine de soi. Sans estime de soi, on ne peut pas estimer les autres ; sans respect de soi, on ne peut pas aimer les autres.»** Pour en guérir notre inconscient crée ce qu’on appelle des schémas répétitifs, qui se mettent en place par manque d’amour et d’estime de soi. C’est un scénario qui se répète mais qui nous fait souffrir et ne nous convient pas. Une façon pour notre psychisme d’attirer notre attention sur cetté répétition pour soigner cette blessure et en changer.

Quand on manque d’amour de soi ce qui nous blesse le plus profondément est de ne pas se respecter. Nous sommes alors capables d’accepter tout, le meilleur comme le pire pour bien sur se sentir aimé de l’autre, pour ne pas perdre la relation. Nous nous comportons comme ce que Jacques Salomé nomme « une poubelle relationnelle » qui reçoit tout sans jamais dire non ou un non qui n’en n’est pas un, et vous le sentez bien comment s’aimer ainsi ? C’est la spirale vers le désamour voire le dégout de soi qui est à l’oeuvre.

Le changement espéré s’initie dans l’apprentissage de ce que j’appelle « les racines » de l’amour de soi. Vous comprenez bien que plus on se respecte et plus on a de l’estime pour soi-même, moins on se fait vivre consciemment ou non des situations insupportables parce qu’irrespectueuses de nous-mêmes.

Nous avons oublié que nous possédons la source en nous. On nous a coupés de cette énergie de l’amour et de la puissance qu’elle recèle et notre responsabilité est de la reconquérir.

Quelles sont les racines de l’amour de soi ?

S'aimer soi-même

 

L’amour est une émotion que l’on ressent. Il en est donc de même pour l’amour de soi, mais pour ressentir cet amour, pour que nous puissions nous connecter à cette source, il est nécessaire de comprendre que l’amour de soi est comme un arbre qui ne peut s’épanouir et grandir qu’en ayant les nombreuses racines qui vont le nourrir de l’énergie indispensable à sa croissance. Plus elles sont présentes, vivantes et fortes, plus l’arbre peut puiser son énergie pour grandir, s’embellir et s’épanouir. Nous sommes donc responsable de cet arbre et plus nous en prenons soin plus l’amour de soi peut se répandre et se développer en nous, et c’est alors que nous le ressentons pleinement.

Ainsi c’est en faisant grandir, grâce à nos bons soins, ce réseau de racines que nos branches – qui représentent ici nos comportements, nos relations, notre environnement dans tous nos domaines de vie – vont se mettre à pousser dans l’équilibre et l’harmonie pour donner le meilleur de ce que cet arbre peut donner. Il en va de notre responsabilité d’entretenir cette relation avec nous-mêmes afin de faire croître ces racines invisibles d’autant que nous voulons tous la même chose, que notre arbre est fière allure, qu’il soit stable, en bonne santé, épanoui, magnifique !

Ces racines se sont : l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi et le sentiment de not re valeur. De nombreux livres ont été écrits sur l’estime, la confiance en soi et l’affirmation de soi dont le très connu « Imparfaits, libres et heureux » de Christophe André que je vous recommande, mais je voudrais insister sur deux points qui me semblent être à choyer en priorité, car ils vont très vite créer les conditions nécessaires au développement des autres, c’est prendre soin de soi et s’accepter.

Prendre soin de soi parait une évidence si l’on reprend la métaphore de l’arbre et de ses racines. Comment en effet avoir un arbre magnifique sans avoir pris soin de sa croissance ?

La manière dont nous prenons soin de nous a beaucoup à voir avec la manière dont nous nous percevons, et avec l’état d’esprit dans lequel nous sommes. Ne pas faire attention à soi c’est une maltraitance vis-à-vis de soi-même, un manque d’écoute de nos propres besoins même et surtout quand on ne va pas bien, donc un manque d’amour de soi.

Et oui, c’est aussi dans ces moments là qu’il faut s’aimer, c’est encore plus important. La plupart d’entre nous quand ils sont anxieux, stressés ou déprimés font exactement l’inverse. Plus ils vont mal, plus ils se maltraitent (en ne voyant plus leurs amis, en ne pratiquant plus leurs loisirs préférés, en mangeant n’importe quoi, en se jugeant négativement, etc.) et plus ils se maltraitent, plus ils vont mal.

Prendre soin de soi, faire des choses agréables pour soi, écouter ses besoins, se cocooner  lorsqu’on ne va pas bien ne relève pas de l’évidence, car non seulement personne ne nous a montré comment faire, mais dans ces moment de détresse on n’en a pas envie. Il s’agit donc, en quelque sorte de  réamorcer cette envie par de petites actions simples et qui pourtant peuvent demander un effort d’énergie car dans ces moments nous en sommes dépourvus.  Mais ne nous méprenons pas quand ça ne va pas bien, prendre soin de soi n’est pas de nous rendre heureux, mais d’empêcher le mal-être de s’aggraver ou de s’installer. C’est une preuve d’amour envers soi que beaucoup savent pourtant donner aux autres.

Le must étant de prendre soin de soi même quand ça va bien et ça passe essentiellement par l’écoute de nos propres besoins dans l’instant et c’est donc différent pour chacun et à chaque moment. Ça demande une connaissance de soi et de ses besoins, une qualité de présence à soi pour les entendre, et avoir intégré que nous sommes « la personne la plus importante pour nous ». Si nous allons bien alors, et alors seulement, nous pourrons donner le meilleur autour de nous et à nos êtres chers en priorité. ça donne envie, non ?

“Prendre soin de soi, c’est se prendre en compte. Ecouter ses propres besoins. Reconnaître que nous existons, que nous occupons une place dans le monde, et que nous avons le droit de nous sentir bien, de nous procurer du bien-être dans tous les compartiments de notre  vie.» (Fina Sanz)

S’accepter est à mon sens tout aussi important que les quatre racines principales de l’amour de soi. Il s’agit de nous accepter dans notre entièreté, avec nos fragilités, nos failles, nos faibleese et nos défauts , en les regardant indulgence, quoique sans complaisance, nous autorisant ainsi à nous accorder une importance alors même que nous avons conscience de notre imperfection.

 

Pour moi c’est en lien direct avec l’amour de soi, pour s’accepter il faut s’aimer et pour s’aimer il faut s’accepter tout entier. Le chemin vers l’acceptation de soi éveille donc l’amour de soi et je vous partage quelques lignes d’Osho à ce sujet qui résonneront sûrement pour vous :

« Le premier pas (vers l’amour de soi) est de t’accepter tel que tu es. Laisse tomber tous les « tu devrais ». Ne trimbale aucun « tu devrais » dans ton cœur ! Tu n’as pas à être quelqu’un d’autre, tu n’as pas à faire autre chose que ce qui t’es propre. Tu as juste à être toi-même. Détend-toi et sois seulement toi-même. Respecte ton individualité, et aie le courage d’apposer ta propre signature. Cesse de copier les signatures des autres.

Quand tu n’essayes pas de te convertir en quelqu’un d’autre, alors, simplement tu te détends; et c’est alors que la grâce surgit. Tu te sens plein de dignité, de splendeur, d’harmonie… Parce qu’alors il n’y a pas de conflit ! Nulle part où aller, aucune raison de lutter, rien à forcer, à t’imposer violemment. Tu deviens innocent.

Dans cette innocence, tu as de la compassion et de l’amour pour toi. Tu te sens tellement heureux, que même si Dieu venait frapper à ta porte et qu’il te dise : « Aimerais-tu te convertir en quelqu’un de différent ? » Tu dirais : « T’es devenu fou ? Je suis parfait, merci ! Surtout ne change rien en moi, je suis parfait comme je suis. »

Si tu vas voir une peinture de Picasso et que tu dis : « Ça, ça ne va pas… et ça, ça ne va pas non plus… et cette couleur aurait dû être comme ça… », tu renies Picasso ! Quand tu dis : « Je devrais être comme ça », tu tentes de perfectionner Dieu ! Ce que tu dis c’est : « Tu t’es planté, j’aurais dû être comme ceci… et tu m’as fait comme cela ! » Tu essayes de perfectionner Dieu ! Ce n’est pas possible. Ta lutte est inutile, tu es condamné à l’échec.

Et plus tu échoues, plus tu te détestes. Plus tu échoues, plus tu te sens maudit. Plus tu échoues, plus tu te sens impuissant. Et de cette haine, de cette impuissance, comment pourrait surgir la compassion ? La compassion surgit quand tu es parfaitement centré. Dis plutôt : « Oui, c’est comme ça que je suis ». Et sans idéaux à satisfaire, aussitôt, la plénitude est là !

Les roses fleurissent merveilleusement parce qu’elles n’essayent pas de se convertir en lotus. Et les lotus fleurissent merveilleusement parce qu’ils n’ont pas entendu d’histoires d’autres fleurs. Tout dans la nature fonctionne à merveille, en harmonie, parce que nul n’essaye d’entrer en compétition avec qui que ce soit d’autre, nul n’essaye de se convertir en qui que ce soit d’autre. Tout est comme il se doit.

Comprend juste ce point ! Sois juste toi-même et rappelle-toi que, quels que soient tes efforts, tu ne peux être nul autre que celui que tu es. Alors détends-toi. L’Existence a besoin de toi tel que tu es.

Il n’existe que deux chemins : l’un, c’est de te rejeter – ou de te condamner – mais au fond de toi tu continueras d’être le même, tu seras toujours le même. L’autre, c’est de t’accepter, de lâcher-prise en jubilant, en te réjouissant, et là aussi, tu seras toujours le même. Ton attitude peut-être différente, mais au fond de toi tu seras toujours la personne que tu es. Dès que tu t’acceptes, la plénitude surgit. »

Alors quel est le chemin ?

Suivre le chemin

 

Si la vie, la chance, le destin ne vous ont pas offert l’amour de soi, la bonne nouvelle c’est que vous pouvez le rencontrer à n’importe quel âge. Maintenant par exemple ! Surtout arrêtez de penser que comme vous n’avez pas été aimé(e) vous ne saurez jamais et/ou ne le serez jamais ! Vous en avez la responsabilité vis-à-vis de vous-même et vous en avez la capacité.

Comme vous l’avez vu s’aimer soi est non seulement le plus beau cadeau qu’on puisse se faire pour l’offrir à l’autre, mais c’est une condition indispensable à une toute relation amoureuse pour qu’elle soit heureuse et qu’elle puisse durer. Si vous ne vous aimez pas vous serez dans le besoin d’être aimé, votre « je t’aime deviendra alors un « aime-moi ! ».

C’est donc un facteur essentiel pour développer la qualité de la relation, car ça n’est pas l’amour qui permet la durée de la relation, c’est la qualité de cette relation. Vous comprenez maintenant pourquoi c’est si important de faire ce chemin vers vous m’aime et pourquoi l’amour de soi est le thème des deux premiers séminaires du Parcours de l’Amoureux.

Mais bien qu’il puisse être long, c’est d’abord un chemin d’amour plein de joies qui vous rendre la vie plus riche et plus belle et de mon expérience il n’y a pas plus belle rencontre que celle là !

« La source de l’amour, ce qui lui donne son énergie, est dans l’amour de soi ».

J. Salomé

* extrait du « Petit traité de vie intérieure »  de Frédéric Lenoir

** extrait de « Imparfais, libres et heureux » de Christophe André

Christine Blain