Saviez-vous que les femmes en dépendance affective sont des Déesses de l’Amour ?

Ces femmes en dépendance affective, ou comme le disait Robin Norwood par le titre de son livre, « ces femmes qui aiment trop », ont reçu en héritage un disfonctionnement de l’amour qui les fait aimer « trop » l’autre et les autres, en dépit d’elles-mêmes. Leur chemin de vie est donc de rééquilibrer ce « trop » afin de s’aimer suffisamment elles-mêmes pour retrouver la liberté d’aimer. Aimer, ce pour quoi elles sont faites par nature.

Quand elles ont pris conscience et entrepris le chemin de l’équilibre, je suis émerveillée de voir comme leurs comportements changent et comment tous ces « défauts » « qui sont autant de chances » se transforment en qualités et en ressources à s’offrir, à offrir aux autres et à l’autre, l’être aimé. C’est la maturité affective qui alors fait d’elles des Déesses de l’Amour.Tout un chemin de la dépendance affective à la liberté d’aimer.

Un cri du coeur

Ce cri du cœur vient de mon expérience  personnelle et de mes années d’accompagnement de ces femmes incroyablement courageuses qui ne savent pas qu’elles ont reçu ce trésor et que leur mission inconsciente est de partir à l’aventure de la conquête de ce trésor. Car il en faut du courage à la première étape de leur vie pour supporter la souffrance de cette petite fille qui a tant eu besoin de recevoir de l’amour et qui vit tout le contraire auprès d’adultes qui sont « handicapés » de l’amour. Du courage encore pour supporter l’insupportable dans leurs relations à deux et leurs relations aux autres, car dans leur souffrance d’enfant elles ont mis en place une stratégie inconsciente pour se faire aimer, donner … trop ! Donner parce que n’ayant pas reçu ce dont elles avaient besoin ces petites filles ont cru qu’elles étaient responsables et qu’elles ne donnaient pas assez et que c’est pour cela qu’on ne les aimait pas. C’est ce qu’elles ont ressenti avant de comprendre qu’il leur faudra passer par cette étape incontournable de revenir à « elles-m’aiment » pour grandir seules et retrouver leur dignité afin de se sentir une femme forte et libre.

Faire le choix de la liberté

De courage enfin, pour vivre ce moment de prise de conscience d’être en dépendance affective et de faire le choix de la liberté. Car, comme dans toute forme de dépendance, il s’agit bien d’un sevrage avec tout le courage qu’il nécessite. D’après mon expérience, il est essentiel d’être accompagnée et soutenue pendant cette belle mais difficile période afin que la transformation subtile, patiente et invisible de la chenille opère et s’accomplisse jusqu’au bout, pour vivre la joie de la naissance d’un papillon libre et merveilleux.

Alors ces Déesses de l’Amour retrouvent tout le pouvoir de leur divinité qu’elles mettent naturellement au service des autres dans la plus grande noblesse de cœur.

La plus belle aventure de votre vie

Je voudrais ainsi bousculer ce tabou, et dire à ces femmes en dépendance affective, qui, malgré tous les signes qu’elles voient, tout ce qu’elles ressentent, tout ce qu’elles entendent, refusent de se reconnaître dans cette dépendance affective. Ce n’est pas honteux d’être dans cette dépendance, ça n’est pas grave non plus, nous sommes tous plus ou moins en dépendance affective. Nous avons tous plus ou moins des disfonctionnements psychologiques dus à notre histoire et celui de la dépendance affective en est un parmi d’autres. A vous de l’accepter afin de le prendre à bras le corps pour en faire la plus belle aventure de votre vie !

Et penser que c’est ça l’amour …

Une dernière chose … Pour ma part, en tant que femme et thérapeute, j’ai l’intime conviction que dès lors que nous sommes en couple, nous sommes tous en dépendance affective et ce pour notre plus grand bonheur. C’est comme ceux qui boivent avec leurs amis par plaisir, ils ne sont pas pour autant dépendant de l’alcool. C’est le « trop » qui est signe de disfonctionnement. Trop de souffrances, trop d’exigences, trop besoin de l’autre, trop de soumission, trop d’adaptation, trop de jalousie, trop d’abnégation, trop d’inquisition, trop supporter, Besoin de trop d’émotions ! Trop ! Trop ! Trop ! Et surtout penser que c’est ça l’amour … !

 

 

Christine Blain